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Le rapport annuel du CEO pour 2008-2009 a été présenté au président de l'Assemblée législative le 06 octobre 2009. Cliquez ici pour télécharger le rapport intégral (.pdf), le supplément au rapport (en anglais seulement) (.pdf), le Communique, pour lire les notes pour le discours prononcé à l'Assemblée législative.
NOTE DOCUMENTAIRE
Rapport annuel 2008-2009 – Vers une approche fondée sur la résilience
La résilience : pourquoi s’en soucier?
« La résilience de nos écosystèmes pourrait être mise en péril, et nous pourrions le constater trop tard », déclare Gord Miller, commissaire à l’environnement de l’Ontario. Citons, par exemple, l’effondrement des stocks de morue de l’Atlantique, qui a pu paraître soudain, mais avec du recul, il semble que les gestionnaires n’aient pas su voir les signes avant-coureurs ou les interpréter de façon adéquate. « La pêche commerciale à la morue de l’Atlantique a cessé depuis 1992, mais les stocks ne se sont pas renouvelés – cet écosystème a subi un changement fondamental », observe M. Miller.
Nous considérons la résilience comme un simple concept : elle est la force qui permet de s’adapter à un changement. Les écologistes utilisent ce terme également, mais au cours des quelque 40 dernières années, ils en sont venus à l’interpréter de façon plus complexe. Ils en ont même fait un champ d’étude, la « théorie de la résilience ». Le rapport annuel du CEO, Vers une approche fondée sur la résilience, expose les grandes lignes du concept de la résilience; il explique pourquoi nous devons y prêter une attention particulière, et nous incite à l’appliquer aux questions d’ordre environnemental réelles.
La résilience : principes essentiels (voir p. 12)
- les systèmes sont liés de très nombreuses manières
- le changement n’est pas toujours linéaire ou prévisible; il y a des surprises
- les systèmes traversent naturellement des cycles, incluant des effondrements et des reprises
- les effondrements surviennent lorsque les systèmes sont poussés au-delà de certaines limites
- les systèmes forcés d’adopter un nouveau régime peuvent ne pas connaître de reprise
Pourquoi la résilience est si importante : (voir p. 4)
Bon nombre des systèmes à partir desquels nous définissons notre façon de vivre – nos forêts, les Grands Lacs, nos sols et notre climat – subissent des perturbations dont les conséquences sont inconnues. Nous devons bâtir des systèmes résilients capables de tolérer les changements et les perturbations sans s’effondrer complètement.
La résilience est le thème sous-jacent de nombreuses questions d’ordre environnemental touchant l’Ontario :
- Sols agricoles : On estime à plus de 40 pour cent le nombre de terres cultivées de l’Ontario dont le taux d’appauvrissement pourrait dépasser une tonne de sol par tonne de maïs-grain produite. On peut masquer cet appauvrissement par l’utilisation de produits agrochimiques, jusqu’à l’apparition « soudaine » de terribles symptômes comme le déclin marqué du rendement des cultures. (voir p. 61-67)
- Extraction du sable et du gravier : Certains emplacements de l’Ontario riches en granulat, criblés de puits et de carrières, vont peu à peu se transformer en un ensemble de trous inondés et d’aquifères modifiés. Le ministère des Richesses naturelles peut-il réellement s’attendre à ce que les écosystèmes retrouvent leur état normal? Ou bien leur capacité de résilience a-t-elle atteint un point de non-retour? (voir p. 29-32)
- Le lac Simcoe – un système mis à rude épreuve : Le lac Simcoe est un exemple typique d’un écosystème qui a perdu une bonne partie de sa résilience. Il y a plusieurs décennies, des charges excessives en phosphore dans le lac ont causé l’effondrement de la pêche dans ses eaux froides. Comment le nouveau plan de protection du gouvernement aidera-t-il le bassin du lac Simcoe à retrouver sa capacité de résilience? (voir p. 25-29)
- Exploitation de la biofibre forestière dans le Nord de l’Ontario : L’industrie forestière ontarienne se transforme peu à peu, en raison d’un nouvel engouement pour la récolte de la biofibre forestière, qui servirait à la production d’énergie. Quelles seront les conséquences de la récolte d’une plus grande quantité de branches, d’aiguilles et de feuilles? Quelles autres répercussions ce geste pourrait-il avoir sur la fertilité des sols, sur les collectivités de micro-organismes des sols et sur la résilience des forêts? (voir p. 50-54)
- Pesticides et pollinisateurs : L’Ontario a fait date en interdisant l’utilisation de pesticides à des fins esthétiques à l’échelle de la province. Les pesticides sont considérés comme l’une des principales menaces envers les pollinisateurs. Comment cette nouvelle loi peut-elle renforcer la capacité de résilience des écosystèmes au cours du temps? (voir p. 68-73)
Le travail du CEO Agent indépendant de l’Assemblée législative de l’Ontario, Gord Miller est le commissaire à l’environnement de l’Ontario (CEO). Il contrôle la conformité des 13 ministères provinciaux à la Charte des droits environnementaux (CDE) et en fait rapport. Chaque année, le CEO étudie attentivement des centaines de décisions d’ordre environnemental inscrites par les ministères dans le Registre environnemental (un site Internet). Le CEO effectue une analyse détaillée de certaines de ces décisions; il fait part de ses résultats à l’Assemblée législative et au public par le biais d’un rapport annuel. Le CEO reçoit également de la part de citoyens des demandes portant sur des questions d’ordre environnemental précises. Généralement, en une année, le CEO peut examiner entre 20 et 40 de ces demandes, qui sont résumées dans le rapport annuel. Le CEO répond à approximativement 2 000 requêtes du public, chaque année, et rejoint environ 11 000 personnes par le biais de présentations publiques.
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